un grand jeu de la pc engine en test !!

The legend of hero tonma , Pc Engine

 

Salut à tous les archéologues du jeu vidéo !

Vous qui aimez partir a la conquête de l’ouest vidéoludique pour y dénicher la pépite que personne ne connaît mais qui vaut de l’or , je vous invite aujourd’hui encore à gratter le terreau numérique pour y déterrer un jeu qui mérite mieux que l’oubli.

En l’occurrence je veux parler de « the legend of hero tonma  » sur Pc Engine .

Ce jeu représente un pan d’une véritable histoire vécue par votre humble serviteur lors de sa tendre enfance lorsqu’il n’avait pas encore l’âge de goûter aux joies de l’adolescence (ou à peine ….)

Nous sommes début des années 90 et comme toute vacances digne de ce nom ,elle se passe dans un camping municipal des bords de plages vendéennes . A cette époque tout camping possédait un bar pour faire les soirées disco et “gala swingua” tant attendues du chalan vacancier .

Pour l’enfant que j’étais , tout l’intérêt de ce sanctuaire était qu’il regorgeait de pépites numériques alléchantes qui n’attendait que mes pièces de 5 et 10 francs pour me transporter vers d’autres cieux ludiques .

Cette année là , deux jeux retiennent mon attention : Lode Runner et Legend of hero Tonma. Mazette !! Quel souvenir !!

Sur l’écran s’anime un héros encapé tout de rouge vêtu qui s’acharne à traverser des niveaux colorés dans une ambiance fantasy bondés de goblins et de manants prêts à en découdre avec le sus nommé héros .

Les graphismes chatoyants et l’ambiance musicale m’accroche de suite et je passe alors une grosse partie de mon temps a regarder la vidéo tournante du jeu la bave aux lèvres ( bah oui j’étais pas riche au point de pouvoir claquer plus de 5 francs par jours dedans … Alors on faisait ce qu’on pouvait ….)

Des années plus tard je redécouvre cette adaptation du jeu sur la pc engine de Nec mais seconde frustration , cette console n’est pas mienne et je me console ( ah ah !!) en jouant à la Nes .

Ce n’est que bien plus tard qu’Internet m’offre la joie de la découverte des émulateurs !!

Et là miracle , je peux enfin le tester comme il se doit ( je sais c’est pas bien mais que celui qui ne l’a jamais fait me jette la première pierre …)

 

Aujourd’hui encore, du haut des mes 35 balais , je prends encore plaisir sur ce jeu et je peux enfin , grâce aux joies du blog , vous faire part de tout le bien que j’en pense même si la subjectivité de mon opinion devra rester en retrait et laisser place à l’objectivité du bloggeur naissant que je suis devenu .

Historique et analyse du contexte :

(Attention cette analyse n’engage que mon point de vue et n’est en aucun cas à prendre pour argent comptant mais reflète mon sentiment sur la méconnaissance aujourd’hui de ce jeu oublié .)

Voila 10 ans qu’IREM crée des jeux vidéos en 1989 (et oui leurs premiers jeux date de 1979 et se nomment Spacebeam , Andromeda ou encore Head on )

C’est alors qu’il décide de sortir cette année là un combo de jeux qui confortera leur place de développeur de talent : Dragon Breed ( à droite) , R-Type 2 (à gauche ) et finalement Legend of Hero Tonma en arcade.

dragon breed

Leur entrée dans la liste des développeurs légende était déjà bien en route notamment grâce à quelques jeux connus de tous tels que Lode Runner (1984) , Ninja Spirit(1988) ou encore le non moins mythique R-Type(1987).

Mais alors … Une première interrogation me vient à l’esprit …

Comment se fait il qu’avec un pedigree de star ce jeu soit sombré aujourd’hui dans l’oubli ? (sauf aux yeux de quelques gamers bien sûr … vous fâchez pas les gars …)

Et bien en creusant un peu les faits , on se rend compte qu’au moment de sa sortie arcade , 1989 fut une année chargée en grosses annonces :

21 janvier 89 : sortie de la megadrive aux USA sous le nom de Genesis.

21 avril 1989 : sortie du Gameboy aux japon (21 avril aux USA)

– arrivée de la pc engine aux USA sous le nom de turbografx 16

– Jeux majeurs de l’année 1989 : phantasy star 2 (megadrive) , Super mario bros 2 (Nes) , Prince of Persia(apple 2) , Sim city , Populous.

ET SURTOUT en arcade Final fight , Golden AxeR-Type 2 ,etc …. etc …

OUF !!! Que de sorties !!! et pas des petites !!

le rouleau compresseur nintendo arrive en force avec la gameboy et la pc engine arrive la même année en frontale avec la Genesis (paf ! en pleine tronche le mur !! ) .Autant dire que pour faire de la comm’ efficace sur un jeu ou une console en 1989 , fallait avoir les moyens d’envoyer de la pub !!

On remarque en plus, qu’à la sortie du jeu en arcade en 1989, Sega et capcom impose leurs lois et le jeu passe alors plus inaperçu au milieu de ces blockbusters que sont Final fight , Golden axe et même R-Type 2 du même éditeur qui avait du appuyé sa communication sur ce dernier en pérennisant sur l’aura du premier volet adulé de tous.

On se rend aussi mieux compte du succès relatif de la pc engine face à la déferlante megadrive et gameboy .

Comme tout le monde le sait , les machines de Sega et nintendo avaient un succès monstre à l’époque et même si Nec sortait un peu son épingle du jeu au Japon , ils étaient loin de pouvoir rivaliser surtout au niveau mondial.

Il en découle donc en 1991 , année de sortie de legend of hero tonma sur la machine de nec , que le parc installé de consoles ne permettra pas de créer un buzz de folie autour du jeu .

De plus, toujours en 91, le rythme de sortie de grands softs s’intensifie et laisse peu de place au soleil car des noms comme Sonic , Street fighter 2 , Mario bros ( Super mario Bros 3 Nes) , Final Fantasy (4è du nom) ou encore Zelda ( A Link to the past sur Super Famicom) finissent d’achever au sol à grands coups de tatanes toute concurrence osant venir s’interposer .

Et pour finir , il faut se rappeller de la distribution très confidentielle par Sodipeng de la machine de NEC en europe qui restera quasi-totalement inconnu du grand public à cause de son mode de distribution particulier axé essentiellement voire exclusivement sur les fnacs de l’époque (d’ou une distribution plutôt confidentielle … Vu que les supermarchés ne la mettaient pas en avant ).

voila pourquoi aujourd’hui cette console se retrouve dans les souvenirs des gamers mais pas dans ceux du grand public allant même jusqu’à ignorer le nom même de la machine.

Je ne m’étends pas plus sur le sujet qui sera l’occasion de reparler de l’histoire de la pcengine dans un prochain article ^_^.

L’histoire malheureuse d’Irem avec ce jeu est essentiellement dûe à une question de timing dans ses dates de sortie.

en arcade notamment , puis dans l’arrivée du soft sur une formidable machine qui, sortie en face de mastodontes , n’a pu s’imposer suffisamment dans le paysage vidéoludique , et soutenir les jeux tournants dessus .

 

Voila pour mon analyse de son histoire !!! certes succinte mais intéressante je pense à entr’apercevoir.

Et c’est pourquoi , je m’engage solennellement sur l’honneur à redonner une place de choix à Legend of Hero Tonma sur ce blog pour qu’il puisse briller au firmament des bons softs oubliés auprès de ses nombreux autres amis morts au combat ou tout simplement tombés dans l’oubli. Maintenant passons au jeu !!!

 

UNE APPROCHE CLASSIQUE MAIS EFFICACE.

Legend of hero tonma fait parti de la catégorie des jeux plate forme action ( on appellerait ça des run ans gun aujourd’hui car on aime bien les appellations classouilles … , bien que le héros n’aie pas de gun mais des pouvoirs magiques permettant de balancer des boulettes de magie sur ses belligérants …) , et délivre un univers héroïc fantasy un peu kawaï avec son héros rondouillard et ses ennemis modélisés en SD (super deformed pour les non initiés ).

Cela permet à celui ci d’affirmer une identité graphique propre , classique pour l’époque mais plutôt fraîche de nos jours , pauvres gamers que nous sommes ,nourris au réalisme et au graphisme full hd.

Le jeu propose , de plus , un déroulé de l’aventure classique avec pour fond l’histoire éculée de l’enlèvement de princesse par de vils démons postés tout au fond d’un dédale de situations variées mais déjà vécues auparavant .

Comme dit dans l’inter titre c’est finalement classique mais efficace .

Un game play précis , agréable

La première force d’un bon jeu est sa jouabilité et l’impression qu’elle donne que le joypad n’est plus qu’une extension de votre bras .

Et bien , rassurez vous , legend of hero tonma fait partie de ces jeux ou le plaisir passe avant tout par son game play .

Tommy répond au doigt et a l’œil , même si il a une propension a nous faire des sauts de 15 m de haut ce qui déroute au début mais ne gêne plus une fois l’habitude prise .

Tommy possède aussi une panoplie de pouvoirs permettant , à l’instar un shmup , d’upgrader son pouvoir offensif de base pour lui attribuer un tir en zig zag couvrant un plus large zone d’attaque et même des boules de feu autoguidés facilitant ainsi la progression. Tout cet arsenal sera à votre portée dans des coffres savamment répartis dans les niveaux et vous permettront de bénéficier des « upgrades » sus nommés ainsi que de boucliers magiques ou de vies supplémentaires dans certains cas.

On remarquera qu’il était aussi possible de sauter sur la tête des ennemis pour les éradiquer , ou encore ; d’appuyer vers bas pendant un saut pour effectuer un mouvement offensif de chute rapide repris dans de nombreux titres depuis (Mario en tête).

Toute l’étendue des possibilités accessibles à tommy se retrouve visible sur le flyer arcade fourni avec le jeu à l’époque détaillant toutes ces finesses de gameplay ( visibles ci dessous).

cliquez pour agrandir

 

Attention toutefois car votre mort prématurée vous refera partir de zéro et vous demandera ainsi plus de vigilance et d’agilité pour survivre .

On se retrouve encore une fois devant une mécanique de gameplay adapté des plus grands noms du shmup , à savoir l’upgrade progressif de l’arsenal remis à zéro après chaque mort du héros , qu’IREM maîtrise depuis longtemps dans ses nombreuses productions précédentes , R-type en tête .

Cette mixité assumé d’action et de plate forme donne alors une recette agréable à savourer , d’autant plus que seul la croix directionnelle et deux boutons suffisent à animer les exploits de notre vaillant héros .

Le challenge est donc présent mais pas insurmontable , grâce à la souplesse du gameplay.

Car pour tout vous dire , IREM n’avait pas perdu la main sur, ce jeu même car on ressent clairement l’amour du développeur pour les shmups.

Le héros se retrouve dès le premier niveau assailli par des hordes d’ennemis tous plus virulents les uns que autres et le rythme ne faiblira pas tant que vous ne pousserez pas le bouton off de la console.

De plus , comme dit auparavant ,le moindre contact avec un de ceux ci vous enverra ad patres et vous demandera de recommencer au précédent checkpoint.

Les premières parties nous laissent cette sensation proche de la panique mentale en se posant comme question :  » mais qu’est ce qu’ils ont contre moi ces développeurs ?! »

Pas de panique cependant , le jeu offre du challenge (il paraîtrait même hardcore par rapport à la plupart des productions à actuelles ) mais pas insurmontable cependant .

Les parties suivantes nous laissent une ouverture car on sent que l’on progresse et on réussit à atteindre , étape après étape , le prochain checkpoint même si il faut se battre un peu pour y arriver .

La frustration n’est donc pas de mise car les sept niveaux à parcourir , malgré un challenge assumé , se font avec plaisir grâce aux continues permettant de ne pas tout se retaper le jeu depuis le début après chaque game over et nous laisse espoir quant à pouvoir continuer à voir la suite des aventures de tommy.( contrairement à ses concurrents de l’époque MEGAMAN 1 qui ne proposait que 3 vies en tout et pour tout sur la totalité du jeu ou encore GHOST´N GOBLINS et sa difficulté légendaire … vraiment hardcore … et démotivant pour toute personne normalement constituée …)

UNE PATTE GRAPHIQUE AGUICHEUSE ET TRÈS PERSONNELLE

comme évoqué précédemment , legend of hero tonma présente une identité graphique affirmée très Kawaï qui ,je dois l’admettre, fait mouche dès les premières secondes de jeu .

C’est coloré , enjoué et détaillé malgré l’utilisation régulière de répétitions de sprites dans certains décors , ou encore avec les ennemis qui choisissent la facilité quand on les retrouve un peu partout dans les niveaux en plusieurs exemplaires même si , pour la plupart , leur design est souvent réussi . Le game design est dans l’ensemble très réussi

Mention spéciale pour certains pour certains Boss qui assurent le spectacle lors de leur première mise en scène , comme le dragon bleu ou encore le squelette du premier niveau.

                 

Les sept niveaux qui composent le jeu mettent en avant à chaque fois une identité propre et empêchent toute redondance dans leurs déroulements ( les ruines du premier niveau vraiment chouette ou encore l’environnement boisé , et le château des suivants .)

      

 

Dernier point sympa , l’intermède entre chaque niveau présenté par une carte à la ghost´n Goblins donnant un petit plus pour l’immersion dans le titre d’IREM.

 

 

 

 

 

En somme, vous ne serez pas surpris que le soft m’aie fait forte impression à l’époque , et qu’aujourd’hui encore il arrive à flatter la rétine des rétro gamers que nous sommes , piquousés au graphisme pixellisés de notre tendre enfance.

 

CONCLUSION:

Nous y voilà . la conclusion.

Et avec tout ce qui est écrit plus haut , vous vous doutez bien que je serais bien mal avisé de dire du mal de ce jeu une fois arrivé au final de cet article .

Et vous avez complètement raison ^_^

Car ce jeu fait partie , pour moi , de cette catégorie de softs qui a créé cette passion qui m’anime aujourd’hui .

Tout y présent pour que l’expérience partagée en sa compagnie fasse partie de celle qui vous laisse un souvenir ému , de ceux qui vous laisse un petit sourire en coin lorsque l’on y repense plusieurs années plus tard en vous disant que vous n’aviez pas jouer au meilleur de votre vie mais certainement à celui qui qui vous laissera une trace indélébile dans votre vie de gamer.

Ce fut mon cas , et encore aujourd’hui , je me surprends à me refaire une petite partie pour le fun par ce que , quand même , c’est un pu…ain de bon jeu.

Voilà !

J’espère vous avoir donner envie de vous y essayer , et même si la pcengine ne fait partie de votre collection , une Wii traine certainement chez vous et vous permettra de vous y adonner grâce au wiiware (comme quoi , le wiiware peut servir de temps à autre …)

Bon jeu à tous !!

Et a bientôt pour un nouvel article sur pixelrealms ! 

 

Quelques images de plus pour le plaisir des yeux ^_^

 

 

 

 

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